Dimanche 22 janvier 2012
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J'ai suffisamment tiré à boulets rouges sur le Divan du Monde pour ne pas louer sa transformation. 1. à l'heure à laquelle le concert doit commencer on est plus
dehors à faire la queue quelles que soient le intempéries. 2. L'accueil genre prison est devenu souriant. 3. corolaire non automatique du 1, le concert commence à l'heure. 4. l'installation
froide, prétentieuse, soit disant interactive et jamais utilisée a laissé place à une décoration feutrée originale. 5. et non des moindres, grâce à cet aménagement le son précédemment exécrable
est devenu excellent, à la hauteur de ce lieu enfin redevenu une vraie salle de concert digne de la renommée que lui confère les tableaux de Toulouse-Lautrec.
Beaucoup de monde, même si on aurait pu en mettre plus (les absents auront eu tort) pour ce concert inhabituel auquel nous convient ce soir Xavier et GDP : Lady Linn and her Magnificent Seven, ce qui fait donc huit personnes sur scène, une chanteuse, une section rythmique piano, contrebasse, batterie et une section de cuivres
baryton/flute, ténor/xylophone-mallette, trompette/bugle et trombone/tuba et des micros voix pour tous, sauf le contrebassiste.
Comme son nom ne l'indique pas, Lady Linn nous vient du plat pays qui était celui du grand Jacques et plus précisément de Gand, capitale historique des Flandres. C'est dans
un Français hésitant dont elle s'excuse qu'elle nous confie son émotion d'être pour la première fois en à Paris en prélude à la sortie de son deuxième album "No Goodbye At All",
après "Here We Go Again", certifié platine en 2008 , un album de reprises qui contenait le hit single "Don't Wanna Dance" (Eddy Grant) et qui s?est vendu à 30.000 exemplaires en Belgique
et lui permit de remporter le prix de Meilleure Chanteuse aux The Music Industry Awards en 2009 et en 2010.
Cette fois, c'est avec des compositions personnelles qu'elle se lance à la conquête du monde. Sans renier le style Ball Room et le coté dansant de sa musique, auquel il est difficile au
public de résister, les chansons se suivent avec variété. Quand la section cuivres descend défiler dans la salle, nous sommes à l'enterrement de Cornélius que chantait Gilbert et l'on a envie de faire la chenille derrière eux. Quand tout
l'orchestre s'avance au devant de la scène pour chanter a capella "Good Morning" on ne peut s'empêcher de claquer des doigts avec eux. Quand Lady Linn chante "Nina" en
hommage à Nina Simone on apprécie la sensibilité de cette belle ballade tandis que je me revois dans ce club de Greenwich Village où j'ai entendu celle-ci en 1964, bien avant qu'elle
n'adopte la France et s'y installe,
Le tout reste jazzy, mais comme elle l'a voulu ce n'est pas du swing années trente mais de la pop qui balance, avec de belles et pêcheuses orchestrations. Petite par la taille mais
grande par le talent, s'exprimant le plus souvent dans le medium, la voix de Lady Linn manque parfois d'une puissance que masque un éternel sourire. Tous les musiciens sont bons et joyeux eux
aussi, nous gratifiant chacun d'un solo à chaque fois accueilli bruyamment par le public. J'en extrairait pourtant Sara Meyer dont la sonorité et les les impros modales au ténor sont dignes du
Coltrane du mythique "Giant Steps". Yes everithing was magnificent Lady and we want you back in Paris and elsewhere in France soon.
Les photos du concert par Sofymatrice
Par bruno
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Publié dans : Live Reports
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