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Artwork : Schlep
1/ Quel est est lien entre Sitting Bull le chef indien sioux visuel des Eurockéennes de Belfort l'an passé et Muhammad Ali pour cette nouvelle édition 2012 ?
SCHLEP : Pour notre première association avec Les Eurockéennes avaient été retenues les notions d'antériorité, de sagesse et de résistance, via Sitting Bull. Avec en arrière-plan, l'idée d'un
festival “dernier des Mohicans” prêt à mourir pour défendre ses valeurs et son territoire. Tout ça est prolongé et encore amplifié avec la figure de Muhammad Ali, combattant légendaire beaucoup
plus identifié que n'importe quel grand chef amérindien.
2/ En quoi Muhammad Ali symbolise-t-il sur la photo retenue autre chose qu'un simple boxeur ?
SCHLEP : Le plus grand boxeur de tous les temps l'est devenu justement parce qu'il a su être beaucoup plus qu'un sportif : Cassius Clay choisit de se rebaptiser Muhammad Ali, est déchu de son
titre de champion du monde parce qu'il refuse d'aller combattre au Vietnam pour le compte de l'Amérique blanche et invente le “trash-talk” pour déstabiliser ses adversaires avec un don pour la
“punchline” digne des plus grands rappeurs. Ali traite d'égal à égal avec Elvis lors de leur rencontre en lui balançant que s'il est le “King of rock” lui-même est bien "the Elvis of boxing”
!
3/ Comment obtient-on l'accord de Muhammad Ali pour illustrer l'affiche d'un festival de rock ?
SCHLEP : Cela s'est fait assez facilement via la fondation Muhammad Ali que nous avions contacté avec une autre photo en tête et qui nous a proposé celle-ci, prise lors des préparatifs de son
combat contre Foreman à Kinshasha, au Zaïre, en 1974, et immortalisé à l'écran par le documentaire When We Were Kings.
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