Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 19:10
L EntrepôtJe vais te vanter un fois encore le restaurant de l'Entrepôt où j'ai mangé ce soir des os à moelle parfaits et une vraie assiette de fromages avec notamment un camembert d'excellence. De quoi te mettre en condition pour affronter le pire ou le meilleur, s'il en était, en concert.

On commence avec un intro de Valentine's Day qui à la couleur de The Wall, sans rien y emprunter d'ailleurs. Formation: claviers (Ludovic), guitares (David), percussions (Johannes) et Valentine au chant. Un groupe bien rodé qui s'enorgueillit de premières parties d'excellence (La Grande Sophie, Les Blaireaux, Mory Kanté, . . . qui va nous étaler ce soir l'étendue de son talent, malgré un micro voix qui ne rendait pas toutes les harmoniques et la chaleur que l'on devine dans la voix de Valentine et qui gâche un peu le suivi des textes anglais. On n'en remarque que plus ses modulations et ses inflexions.

Le jeu de percus est étonnant d'à propos et donne parfois l'impression de jouer une ligne de basse. Le clavier est d'une technique irréprochable mais manque un peu d'imagination dans ses soli. Le jeu de guitare est ce qu'il faut avec une mention particulière pour son slide (mais pas trop pour son beat box sur l'antépénultième morceau). Les rythmes globalement pop, avec des couleurs folk, soft-reggae ou soul avec des ruptures et des changements de rythmes qui s'enchainent naturellement dans le soutien des mélodies. la bonne humeur du groupe est communicative et le public ne lui ménage pas sa participation.

Moi qui la croyait petite et menue, contrainte de se mettre "Sur la pointe des pieds" pour se faire entendre, je découvre, pendant qu'elle installe son matos, une Lola Baï grande et fine. Je me rend compte aussi, dès la première chanson, que la profondeur de la voix fait paraitre le clavier un peu terne, comme si la voix de Lola insufflait des harmoniques à la machine, étrange impression, tout de même. Je découvre aussi une étonnante faculté de passer sans transition d'un registre à l'autre sans que le timbre en soit jamais altéré avec une insolente facilité apparente . Je n'avais jusqu'alors rencontré cela que chez Antony Dubas, dont j'avais encore dans les oreilles une écoute de la veille.

L'intro générale avait une couleur Frédéric, celle du quatrième morceau un ton Claude, avec des harmonies particulièrement bien choisies conduisant à une complète fusion de la voix de la belle et du son de son clavier. Lola n'a besoin de personne pour que sa musique sonne . . . l'allusion à Brigitte est un peu osée certes, surtout que son clavier est posé sur une vraie peau de bête !

L'aisance de Lola sur scène est impressionnante et sa faculté de faire participer le public déconcertante, mais attention. Ne te fais pas remarquer si tu ne veux pas te retrouver sur l'estrade en guise de potence à faire tourner un boule à facette au bout de ton bras levé pendant qu'elle danse dans la salle avec son public !

Des soirées comme ça, avec deux jolies filles qui balancent de la bonne musique et t'entrainent dans la fête, on en redemande. Pourquoi pas à la rentrée à l'OpA, avec, sans garantie une surprise à la clef !
Par bruno - Publié dans : Live Reports
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