Samedi 29 août 2009
6
29
/08
/Août
/2009
19:04
Le 8 juillet 2009.
Alerté par Pauline Paris, à laquelle j'avais fait faux bond quelques jours plus tôt, je me suis rendu rue de la Forge Royale le deuxième jour du Festival. Comme j'aime bien avoir une idée de ce
que je vais entendre, je ne m'y serai pas aventuré autrement, le programme du Réservoir n'ayant aucun lien vers les groupes et le + Génération Réservoir conduisant à un site qui date de janvier,
mais si tu veux gagner des places pour la finale de l'année dernière, tu peux cliquer sur Full of Sound ! Reste la voie Spidart, où pour voter il te faudra t'inscrire comme producteur, mais moi
je ne participe pas à cette version musicale du Madoff system.
Un peu tristounette cette version 4. Je m'attendais, comme les années précédentes, à un présentation de la soirée: rétrospective, clip du dernier
gagnant, annonces des participants du jour . . . bernik ! Dans le plus grand silence et sans prévenir le premier groupe entre en scène et commence à jouer. C'est elle, avec sa gapette, je l'ai
reconnue: Pauline de son prénom, Paris de son vrai
nom et ce nom à quelque chose de prédestiné.
Sa gouaille, évidente dès les premiers mots, en font la digne soeur de Poulbot, mais gageons qu'elle ne terminera pas le cul dans le
ruisseau. Rien ne lui fait peur et celui qui voudrait la classer dans un style serait bien prétentieux, c'est du Pauline Paris un point c'est tout. Pop avec "Corrida", valsant avec "Nez rouge",
bossa avec "Sourde et muette", jazzy avec "Me prend pas le chou Jack" ou "X", tango dans "Les hommes du pont des arts", parigote en tout, Pauline nous entraine dans son univers peuplé des
réalités de la vie et nous les livre à l'état brut, à l'état vrai. "Le Grand Jeu", quoi.
Chantant assise sur son tabouret, sa guitare n'est pas qu'un objet de décoration, sa section rythmique: guitare, contrebasse/basse, batterie/percussions vit à l'évidence à son rythme. Les
interventions de la section cuivres: trompette, sax, trombone sont brillantes, mais je lui préfèrerai un son plus hard, un peu moins Mariachi. Enfin, si j'osais . . . mais vas, j'ose: Pauline Paris c'est la Fréhel du XXI siècle.
Suivit un groupe pseudo US années 40 dont le seul intérêt était une jolie choriste brune,
mais je ne saurais te dire si c'était celle qui chantait faux. N'ayant pas eu le courage d'écouter plus ou d'attendre dehors, j'ai peut être loupé un troisième groupe intéressant.
Bosom Buddy, section
rythmique et trio vocal aux accents funk. L'ensemble est bien en place et les mélodies très axées sur de longs riffs durant lesquels Ninon, chanteuse leader, joint le geste et les ondulations à
la parole. Kaboungo, groupe de Fred Cousin, qui les suit est franchement pop aux accents colorés bénis par la Bonne Mère. Mention particulière à ces deux groupes pour avoir
présenté un set assez différent de ce que l'on peut en entendre sur la toile.
Avec Akoma
Aya ont entre dans une toute autre dimension. Le groupe est impressionnant: section rythmique et trois choristes plus . . . deux
beautés noires dont je te laisse aller découvrir qui elles sont sur leur remarquable page myspace. Etonnante opposition de style entre la soul hiphopante de l'une et le
slam rapisant de l'autre, les mélodies afro-américaines de l'une et la poésie française de l'autre dans une alchimie dont le résultat est un joyaux dont on ne se lasse pas d'examiner toutes les
facettes et d'y découvrir de nouveaux éclats
Le 4 août.
Ce soir, c'est à l'invitation de Skymobil, que j'avais découvert dans des conditions désastreuses lors d'une soirée complètement ratée au Zèbre de Belleville (comkoi tout arrive!) que je suis
venu en espérant une meilleure écoute.
En ouverture, Mat St.John, qui se dit soulful nous présente une pâle réécriture de Sting et nous annonce que le groupe au complet sera à l'International à la rentrée. Curieux ce groupe qui vient
concourir pour une finale à l'Olympia en formation de plage et se met sur son trente et un pour jouer dans la salle la plus crade de Paris! What About Penguins qui suivent nous distillent une musique pop-folk pas très originale mais agréable bien qu'un peu mollassonne avec des textes en anglais
et malheureusement un accent exécrable type Malosol.
Bonsoir, nous sommes Skymobil annonce Vincent d'une voix dont la puissance te donne envie d'entendre la suite. Cette voix est fondamentale dans le son du groupe, mais le soutien de celle
de Yannick au clavier ne l'est pas moins, il n'y a pas un centième de seconde de décalage entre les deux! Cette précision de la mise en place est remarquable, les attaques claquent comme des
coups de fusil et les relances comme des coups de fouet.
Le beat rigoureux d'Alex y est certes pour quelque chose, mais que serait-il si Nicolas à la guitare et Quentin à la basse n'étaient pas au rendez-vous. Les textes sont en anglais, mais se sont
de vrais textes, les mélodies axées sur la création d'une ambiance conforme au sujet évoqué, les harmonies d'un volume impressionnant. Vous avez dit power combo ?
Lire: http://www.jenzinemagazine.com/nouveauxtalents/skymobil.htm
Le 28 août 2009
Deux des trois groupes m'avaient convié ce soir, mais si j'ai zappé le troisième (le second dans l'ordre de passage) c'est parce qu'il aurait été inhumain d'imposer plus d'un morceau à mes
oreilles.
Dom Hutton, dont j'avais eu l'occasion d'entendre les dernières mesures un soir à l'OpA avait la grosse pêche. Il nous délivre une musique dont on ne
peut pas ne pas identifier le style et dont je suis incapable de dire mieux que ne l'a fait Ouest France: Des chansons qui nous amènent dans un monde où les bus et les cabines
téléphoniques sont eternellement rouges, et le milkman livre toujours le lait le matin. Le clan des parigo-londonniens (Yasmin Sha, Pascal Danae, ...)
venu le soutenir déguste avec délectation ce régal servi sérieusement avec joie et bonne humeur dans un rève d'Olympia, puisqu'une des facettes du diamant Akoma Aya a cessé de
scintiller.
Avec Vincent V j'ai pu constater une fois encore qu'il n'y a que le
direct qui compte; Sa musique est beaucoup moins tristounette que sur la toile et comme il s'était annoncé "full band", contrairement à d'autres qui se fichent du monde, on a pu apprécier la
qualité des musiciens qui l'accompagnent. Selon qu'elles sont en français ou en anglais, ses chansons sont très différentes, comme ça il y en a pour tous les goûts. Un peu plus de naturel et cela
passera très bien.
Pour en être informé sans délai des concerts que je recommande et de la mise en ligne de mes chroniques, c'est ici
Par bruno
-
Publié dans : Live Reports
0